Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Les restaurants Courtepaille pourraient changer de main





Le 16 Juin 2020, par La rédaction

Quel avenir pour les restaurants du groupe Courtepaille ? Le propriétaire britannique, le fonds ICG, voudrait céder le contrôle de la chaîne qui compte 300 établissements.


ICG cherche un acheteur

Le secteur de la restauration va payer au prix fort les mesures de confinement visant à lutter contre la propagation du coronavirus. La réouverture des restaurants est désormais autorisée sur l'ensemble du territoire, mais il faut respecter des règles sanitaires strictes. Et puis ces longues semaines sans activité ont pesé sur la trésorerie, qui était déjà très modeste dans beaucoup d'établissements. L'État a mis en place des mesures de soutien comme le chômage partiel et les prêts garantis (PGE) en coordination avec les banques, mais certaines entreprises n'ont tout simplement pas eu l'opportunité d'y faire appel.

C'est le cas du fonds de dette ICG, qui en 2015 arrachait le groupe Courteline de l'ancien propriétaire, Fondations Capital. Le fonds britannique, qui est aussi créancier de Courtepaille, n'avait pas réellement la possibilité de demander l'aide de l'État pour aider les quelque 300 établissements, employant environ 3.500 salariés. Le groupe Bertrand, qui possède entre autres enseignes Burger King, Hippopotamus ou encore Le Procope, a pu lui obtenir un PGE pour tenir le choc du coronavirus.

260 millions d'euros l'an dernier

D'après les informations des Echos, ICG a mandaté la banque d'affaires Lazard pour trouver un repreneur. Le fonds souhaiterait que le processus de cession aille au plus vite : il espère pouvoir vendre Courtepaille dès le mois de juillet. Cela présage d'un prix de vente susceptible d'attirer de nombreux prétendants, mais rien ne dit qu'ICG ne tentera pas de céder le réseau par grappe d'établissements. 

Le groupe Courtepaille avait l'intention de rénover une quarantaine de ses restaurants en 2020, à hauteur de 300.000 euros par établissement. La crise sanitaire a stoppé net l'opération, puisque le réseau a dû fermer ses portes pendant onze semaines, et deux de plus en Ile-de-France. Le groupe réalise un chiffre d'affaires annuel de 260 millions, des revenus qui seront bien moindres cette année.



Tags : restauration

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare

La France doit consacrer l’importance stratégique d’une filière de l’hygiène

Sacha Lazimi (Yubo) : « En termes de communauté, nous sommes la première application sociale 100 % made in France »

Relance économique : de la nécessité d’intégrer la sécurisation des échanges inter-entreprises

Le chômage américain baisse… si vous excluez les CDD

TwentyTwo Real Estate: "agilité et rigueur face au risque" (Daniel Rigny)













Rss
Twitter
Facebook