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Titres-restaurant : vers une énième prolongation du double plafond ?





Le 3 Juin 2022, par Paolo Garoscio

Les salariés qui bénéficient des titres-restaurant en France le savent : depuis juin 2020, ils peuvent payer jusqu’à 38 € par jour, contre 19 € en temps normal. Une mesure adoptée après le premier confinement et dont la durée a été à plusieurs reprises prolongée. La fin du plafond doublé approche… mais le gouvernement pourrait encore le prolonger.


Plafond des titres-restaurant : doublé au-delà du 30 juin 2022 ?

Pixabay/Pexels
Pixabay/Pexels
Initialement décidé pour relancer le secteur de la restauration après le premier confinement, le plafond doublé pour le paiement journalier en titres-restaurant est entré dans les mœurs. Il faut dire que la mesure est en vigueur depuis deux ans, après avoir été prolongée par le gouvernement. Elle est toutefois toujours censée prendre fin le 30 juin 2022.

Sauf que, selon les informations de BFMTV, le gouvernement réfléchirait à la prolonger encore une fois. S’il n’a pas tranché sur le sujet, l’exécutif pourrait attendre la fin des élections législatives, dont le deuxième tour se tient le 19 juin 2022, pour se prononcer. BFMTV croit savoir que, dans tous les cas, l’idée n’est pas exclue à priori.

Maintenir le plafond à 38 euros pour contrer l’inflation ?

Si l’idée de maintenir le plafond à 38 € durant l’été 2022 fait son petit bout de chemin, c’est pour plusieurs raisons. La première, bien évidemment, est l’inflation galopante : elle a atteint 5,2% en mai 2022 et devrait se maintenir élevée tout le long de l’été et même jusqu’à la fin de 2023. Une hausse des prix qui limite le budget des ménages et, de fait, pourrait avoir un effet négatif sur la consommation durant les vacances.

Le secteur de la restauration serait le premier bénéficiaire de la mesure, si elle est prolongée. Et le maintient du plafond doublé a un avantage considérable pour le gouvernement : il ne lui coûte pas un centime. Les titres-restaurant sont en effet payés en partie par l’employeur et en partie par l’employé, généralement à 50% chacun. Pas besoin, pour le gouvernement, de sortir le chéquier pour augmenter le pouvoir d’achat des vacanciers dans ce cas.




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