Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Un malus déplafonné pour les véhicules les plus polluants ?





Le 18 Novembre 2019, par

Le malus automobile, cette taxe que les voitures payent en fonction de leur taux d’émissions de CO2 dans l’air par kilomètre, pourrait encore évoluer dans les années à venir. Le 1er janvier 2020, déjà, un changement de barème aura lieu. Mais pour le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, il faut aller plus loin.


Aller au-delà des 12.500 euros de malus

Pixabay/Jaygeorge
Pixabay/Jaygeorge
Le 1er janvier 2020, le barème évolue avec, notamment, un changement de taille : le malus va se déclencher dès que la voiture émet 110 grammes de CO2 par kilomètre (contre 120 grammes en 2019). Plus de véhicules y seront soumis, ce qui devrait inciter les acheteurs à se rabattre vers des véhicules moins polluants.

Mais un autre seuil, plus symbolique, va être baissé : celui du déclenchement du malus maximal de 12.500 euros (en hausse de 2.000 euros). Ce malus va être payé par toute voiture qui émet plus de 173 grammes de CO2 par kilomètre et son montant n’augmente pas quel que soit le taux d’émission de CO2. C’est sur ce point que Bruno Le Maire voudrait intervenir : il aimerait déplafonner ce montant pour que les véhicules les plus polluants payent encore plus cher.

S’attaquer à l’image des voitures polluantes

C’est au micro de BFMTV que Bruno Le Maire, invité de BFM Politique, a lancé cette suggestion pour laquelle rien n’est acté. Des discussions seraient toutefois en cours avec le ministère de la Transition écologique sur ce point, ce qui pourrait déboucher sur un déplafonnement de ce malus et faire fortement augmenter le prix de certains modèles très polluants et très haut de gamme.

Le ministre de l’Économie a, dans son collimateur, ces modèles et leur image : il a en effet proposé que les publicités pour des véhicules très polluants soient accompagnées par un message à l’attention du public précisant l’impact négatif du modèle sur l’environnement, à l’instar des messages présents sur les produits alcoolisés et le tabac.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

La fin du franc CFA : un livre qui bouscule les idées reçues.

J’ai deux amours…

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"

Quand Wall Street revêt les ailes d’Icare

La France doit consacrer l’importance stratégique d’une filière de l’hygiène

Sacha Lazimi (Yubo) : « En termes de communauté, nous sommes la première application sociale 100 % made in France »

Relance économique : de la nécessité d’intégrer la sécurisation des échanges inter-entreprises













Rss
Twitter
Facebook