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Brexit : un coût de 4 milliards d’euros par an pour la France





Le 7 Juin 2018, par

Les entreprises du Royaume-Uni ne seront pas les seules à subir les conséquences du Brexit. De ce côté-ci de la Manche aussi, les sociétés doivent s’attendre à subir de sérieuses pertes.


C’est en mars 2019 que le Royaume-Uni divorcera d’avec l’Union européenne. De nombreux secteurs de l’économie seront touchés, des deux côtés du Channel. Une étude des cabinets Oliver Wyman et Clifford Chance ont évalué le manque à gagner des entreprises françaises : 4 milliards d’euros par an en cas de Brexit « dur », c’est à dire un divorce sans accord commercial entre Londres et Bruxelles — le pire des scénarios pour tout le monde. Le Royaume-Uni est le 5e client de la France, le pays en est également le 8e fournisseur.

 

La France exporte pour 38 milliards de biens et de services au Royaume-Uni, dont elle importe pour 32 milliards de services (financiers et professionnels). L’agroalimentaire, l’automobile et les biens de consommation seront les plus frappés par la mise en place de barrières douanières, ce qui serait la conséquence logique de l’absence d’accord. Selon l’étude, qui se base sur des entretiens auprès de chefs d’entreprise et des travaux économiques, les coûts engendrés par le Brexit « dur » seraient de l’ordre de 900 millions d’euros pour l’agroalimentaire chaque année. Un coup dur comme on l’imagine.

 

La France ne serait toutefois pas le premier pays européen ayant à subir l’impact le plus lourd de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord. L’Allemagne et les Pays-Bas sont devant l’Hexagone. Dans ces conditions, nul doute que l’intérêt de signer un accord commercial est bien compris aussi bien à Londres qu’à Bruxelles.



Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur

Tags : brexit

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