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La privatisation de la Française des Jeux commencera le 7 novembre





Le 13 Octobre 2019, par François Lapierre

C'était un secret bien gardé : jusqu'à présent, on ignorait précisément quand l'État ouvrirait la souscription pour la privatisation de la Française des Jeux (FdJ). Bruno Le Maire a donné la date.


Attirer les actionnaires individuels

À partir du 7 novembre, les particuliers et les investisseurs pourront acheter les actions de la Française des Jeux que l'État mettra en vente. « Les Français et les investisseurs pourront souscrire à des actions FDJ entre le 7 et le 20 novembre. Je souhaite que cette privatisation soit un succès populaire et que le plus grand nombre y participe », a expliqué Bruno Le Maire au Journal du Dimanche, qui souhaite faire de l'opération un succès populaire attirant les actionnaires individuels.

En guise de carotte, le ministre de l'Économie a annoncé que les particuliers bénéficieront d'avantages : « sous réserve de validation par l’Autorité des marchés financiers, une action gratuite sera accordée pour dix actions achetées, si ces actions sont conservées dix-huit mois. Je souhaite par ailleurs qu’une décote de 2 % sur le prix de l’action achetée soit appliquée ». De quoi séduire les Français qui voudraient investir en Bourse.

Plus d'un milliard d'euros

Selon la PDG de la FdJ Stéphane Pallez, l'opération doit rapporter « plus d'un milliard d'euros » aux finances publiques. Mais Bruno Le Maire n'a pas voulu s'engager sur un chiffre précis : « donner un objectif revient à fixer une limite, et je ne veux pas fixer de limite à notre ambition ». On comprend entre les lignes que si la privatisation rapporte davantage, alors ce sera tant mieux !

Au terme de l'opération, l'État verra sa part dans le capital de l'entreprise passer de 72% à 20% au minimum. L'argent collecté servira à abonder le fonds pour l'innovation, doté de 10 milliards d'euros. Quant aux recettes fiscales et sociales versées par la FdJ, elles seront toujours versées à l'État : cela représente 3,5 milliards d'euros, un montant qui pourrait augmenter « si l'entreprise croît ».




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