Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Une note dégradée pour l'Argentine





Le 18 Mars 2014, par

L'Argentine n'est pas au mieux de sa forme. Le pays, qui depuis 2001 ne peut plus se financer sur les marchés internationaux, ne risque pas de voir sa situation s'améliorer.


Une note dégradée pour l'Argentine
L'agence de notation américaine Moody's a ainsi dégradé le pays à Caa1, soit « risque substantiel, mauvaise condition ». Pour l'agence, il s'agit de la 17ème pire note possible et en tout état de cause, la note agira comme un véritable repoussoir pour les investisseurs éventuels (qui ne doivent déjà pas se bousculer à la porte du pays pour lui prêter de l'argent). Le défaut de paiement est de plus en plus proche, accuse Moody's, qui assortit pourtant sa note d'une « perspective stable ». Les réserves financières de l'État ont fondu en trois ans, passant de 52,7 milliards de dollars à 27,5 milliards. Des caisses de plus en plus vides qui interdisent à l'Argentine d'assumer ses dépenses publiques.
 
L'Argentine fait face à la conséquence de ses choix passés. La crise qui a frappé le pays en 2001 et sa faillite ne lui permettent plus d'emprunter sur les marchés internationaux. Et le FMI, par qui l'aide aurait pu arriver, n'est pas particulièrement enthousiaste pour sauver un pays qui trafique ses statistiques (pour l'inflation et le chômage, notamment); le Fonds a même émis une « déclaration de censure », une première pour l'institution financière.
 
Le pays a par exemple annoncé une inflation de 10,8% en un an, mais dans les faits la hausse des prix serait plutôt de 25 ou 30%… soit le triple du chiffre annoncé ! La croissance, qui s'affiche officiellement à 8%, serait elle largement surestimée. Il va sans doute falloir trouver une solution alternative qui reste à imaginer pour sortir le pays de l'ornière.


Journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies, Olivier Sancerre est aussi versé dans... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising







Master Class

Master Class

Vincent Stellian, président de Quietalis : « Nos clients et nos partenaires nous font confiance parce que nous sommes indépendants »

Citelum veut "prolonger la vie au-delà de la tombée de la nuit." Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint.

Agriculture : le printemps européen du ministre Stéphane Travert

Olivier Maes, le monde comme territoire de marque.

Homelike Home, la Dream Team de la chasse immobilière en France

Mode : la vraie révolution digitale a juste démarré

Les enjeux de la délégation de pouvoirs

Risque Amiante : le point sur les nouvelles obligations avec SET Environnement
















Rss
Twitter
Facebook