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ADP : les syndicats acceptent un maximum de 1.150 départs volontaires





Le 11 Décembre 2020, par Olivier Sancerre

À l'image de l'ensemble du secteur du transport aérien, le groupe ADP (Aéroports de Paris) a été pris dans la tourmente de la crise sanitaire. Un accord de rupture conventionnelle a été signé à l'unanimité par les syndicats de l'entreprise, pour un maximum de 1.150 départs volontaires.


ADP dans la tourmente

ADP, le groupe qui opère les aéroports de Paris-Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget a pris de plein fouet les conséquences de l'épidémie, qui a forcé le gouvernement à confiner la France pendant de longues semaines, au printemps et cet automne, et à mettre en place des mesures de restriction des déplacements comme la fermeture des frontières. Au mois d'octobre, le trafic dans les aéroports parisiens a représenté un quart seulement de celui enregistré l'an dernier durant le même mois. L'activité dans le transport aérien, et de facto dans les aéroports, ne devrait pas revenir à la normale avant plusieurs années.

À la fin de l'été, la direction d'ADP avait proposé aux partenaires sociaux trois accords : une rupture conventionnelle collective (RCC), un accord de performance collective et l'activité partielle de longue durée. Mais sans l'accord des organisations syndicales le 5 novembre, l'entreprise a abandonné cette idée. En revanche, la direction a tout de même souhaité proposer un nouveau projet d'accord de rupture conventionnelle collective, « afin de donner une nouvelle chance au dialogue social, et d'éviter toute suppression d'emploi contrainte au sein d'ADP SA ».

Pas de départs contraints

C'est cet accord de RCC qui a été signé à l'unanimité par les syndicats d'ADP. Il fixe la jauge maximale des départs volontaires à 1.150, dont 700 qui ne seront pas remplacés. Il s'agit d'éviter les départs contraints, et c'est sur quoi la direction s'est engagée. Dans un communiqué, elle confirme qu'elle ne procèdera à aucun départ contraint « pour motif économique (…) jusqu'au 1er janvier 2022 ». Un répit pour les syndicats et les salariés du groupe, qui sont au nombre de 6.250 en France.

Mais les restrictions vont aller au-delà de ces départs volontaires. Dès le mois de janvier, des baisses de salaires vont être proposées aux organisations des personnels en raison de l'absence d'accord sur la performance collective. ADP précise que l'entreprise « doit s’adapter pour passer d’un modèle d’accompagnement de la croissance à un modèle de gestion d’une situation dans laquelle les activités et les investissements seront réduits ».



Tags : ADP

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