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Gérald Darmanin : pas d'augmentation des impôts pour la sortie de crise





Le 4 Avril 2020, par Olivier Sancerre

Le gouvernement n'a pas l'intention d'augmenter les impôts ni de rétablir l'impôt sur la fortune pour assainir des comptes publics particulièrement sollicités actuellement.


Soutien à l'économie

La crise sanitaire a poussé le gouvernement à mettre en place plusieurs dispositifs de soutien aux entreprises. Le chômage partiel, pour lequel l'État a provisionné 8,5 milliards d'euros, pourrait aller au-delà des deux mois prévus, en fonction des circonstances. Et le report du paiement des charges sociales et fiscales va s'étendre au mois d'avril, a confirmé Gérald Darmanin dans Ouest France. 32.000 entreprises de moins de 50 salariés ont obtenu un report des échéances des impôts prévus en mars, ce qui représente plus de 2 milliards d'euros. Toujours pour le mois de mars, 530.000 entreprises ont bénéficié d'un report des charges Ursaaf, soit un total de 3,6 milliards d'euros. « J’ai décidé de donner la possibilité aux entreprises qui en ont besoin de reporter ces échéances pour tout le mois d’avril », explique le ministre de l'Action et des Comptes publics.

Par ailleurs, 450.000 très petites entreprises recevront une aide de 1.500 € qui leur sera versée à partir de lundi 6 avril. Toutes ces mesures coûtent cher aux caisses publiques : elles sont financées « par la dette ». La signature de la France a la confiance des marchés financiers, ce qui permet à l'Hexagone d'emprunter à des taux plus avantageux que d'autres pays. « Nous continuons par ailleurs à avoir des recettes de TVA et impôt sur le revenu », relève le ministre, qui souligne que des entreprises continuent de payer leurs impôts et charges alors qu'elles pourraient les reporter.

Pas de retour de l'ISF

Pour le moment, il n'est pas question d'annuler purement et simplement les paiements des charges sociales et fiscales. Ces recettes sont « essentielles » pour le paiement des retraites et des prestations sociales, et aussi pour le financement de l'hôpital. Pas question non plus de hausse de la fiscalité ni de rétablissement de l'impôt sur la fortune, comme le réclame une partie de l'opposition. 

« La politique économique mise en place par le gouvernement portait ses fruits avec une baisse du chômage dans toutes les catégories et sur tout le territoire, une croissance supérieure à celle de nos voisins », explique Gérald Darmanin, qui prévient : « Il faudra sans doute vivre pendant un certain temps avec des comptes publics détériorés ». Il prévient que les « fausses bonnes solutions » ont, par le passé, contribué à creuser le chômage et à « casser la confiance ».



Tags : impôts

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