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Giuseppe Santoliquido : « l’été sans retour »





Le 28 Novembre 2021, par Bertrand Coty - Interview

Giuseppe Santoliquido est un écrivain belge d’origine italienne. Spécialisé en politique italienne, il collabore avec de nombreux médias belges et étrangers.


Giuseppe, vous publiez aux éditions Gallimard votre quatrième roman, l’été sans retour. Quel a été votre cheminement personnel vers l’écriture et plus particulièrement le roman ?
 
J’ai commencé par des articles de presse sur la politique italienne en tant que consultant, en particulier pour La Libre Belgique et le Soir, et ensuite pour des quotidiens, des hebdomadaires et des revues étrangères. Après quoi, j’ai collaboré au Blog de Vincent Engel, lui envoyant des analyses sur l’Italie berlusconienne une fois par semaine dans le cadre d’une rubrique nommée Nouvelles d’Italie. Ces analyses ont ensuite été transformées en un essai, Italie, une démocratie pervertie, ma première publication, suivi de près par un premier roman, L’audition du docteur Fernando Gasparri. 
 
Comment se construit la narration de vos romans ?  Est-ce une approche très construite ou, en premier lieu, l’emprise de l’imagination ?
 
Un peu des deux. Il y a toujours, au départ, une ossature, qui me sert de fil de conducteur, mais au fil de l’avancement de l’histoire cette structure de départ se modifie, les personnages prennent des directions auxquelles je ne m’attends pas toujours, et l’imagination, bien sûr, surplombe le tout. 
 
Dans votre dernier ouvrage, vous vous inspirez d’un fait divers réel. Vous écrivez : «  Devant mon téléviseur, je fus pris d’un mouvement de révulsion». Est-ce d’une certaine façon, une volonté de votre part de dénoncer l’emprise des médias sur la perception de nos contemporains ?
 
Non, il n’y a aucune volonté de dénonciation, mais d’observer, par le jeu de la mise en scène des personnages, la relation entre un type de médiatisation et les protagonistes de l’histoire, dans une relation où ne s’affrontent pas des gentils et des méchants et où, d’une certaine manière, chacun trouve à satisfaire des besoins plus ou moins nobles, plus ou moins conscients. 
 
« En quittant le pays, j’étais encore un homme jeune. L’exil m’a reconstruit ». Vous êtes d’origine italienne et spécialiste de l’Afrique. Qu’avez-vous à nous dire de l’exil au-delà de votre roman captivant ?
 
​Je ne suis pas spécialiste de l’Afrique. J’y ai donné cours durant quelques années. Le déracinement est une donnée avec laquelle j’ai vécu depuis ma naissance, mon existence ayant été bercée par le tiraillement entre deux pays, deux cultures, par les départs et les retrouvailles, les adieux au village et à la famille, les difficultés de se sentir chez soi ou pas dans un pays et dans l’autre. C’est un mécanisme que chacun vit à sa manière et, dans mon cas, cela s’est fait sans souffrance ni rancœur. 
 

















Rencontre lors des évènements de la Librairie des Saules


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