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L’Agence spatiale européenne demande 14,3 milliards





Le 27 Novembre 2019, par

Les États-Unis semblent avoir pris la tête de la course à l’espace depuis quelques années grâce, en particulier, aux milliardaires. Jeff Bezos, qui veut développer le tourisme spatial avec Blue Origin mais, surtout, Elon Musk et son entreprise SpaceX qui a réussi à développer des lanceurs réutilisables. Sans compter que la Chine investit massivement dans son programme spatial. L’Europe, dans tout ça, risque de se retrouver à la traîne.


L’ESA demande d’augmenter son budget

Pixabay/Juliacasado
Pixabay/Juliacasado
Lors de la conférence ministérielle de l’ESA qui se tient depuis ce mercredi 27 novembre 2019 à Séville, en Espagne, pendant deux jours, l’agence compte bien avancer ses requêtes. En particulier, un budget en hausse de plusieurs milliards d’euros par rapport au dernier validé en 2016. Cette année-là, les 22 pays membres de l’ESA avaient voté un budget de 10,5 milliards d’euros.

Pour ne pas se retrouver à la traîne au niveau des programmes spatiaux, l’ESA demande que son budget soit augmenté de deux milliards d’euros minimum, sur trois ans, soit entre 2020 et 2022. L’idéal serait même un budget de 14,3 milliards alloués sur cinq ans, ce qui permettrait à l’Agence spatiale européenne de financer des programmes d’une durée plus longue sans risquer d’être dans le rouge.

Quels sont les programmes de l’ESA ?

Parmi les projets annoncés ou en cours, l’ESA compte notamment le passage de la fusée Ariane 5 à la fusée Ariane 6 ainsi que le développement d’un autre lanceur, appelé Vega, développé par l’Italie. Mais il y a aussi l’entretien de la base de Kourou qui entre en compte dans les dépenses de l’Agence.

La majorité des fonds, toutefois, sont dédiés à des programmes de type scientifique, de recherche, ainsi qu’aux applications des divers projets : observation de la terre, télécoms (avec les satellites), navigation (avec le projet de GPS européen Galileo).

L’ESA devrait composer avec les préférences de chaque État-membre pour les projets qui lui rapportent le plus puisque 80 % du financement de l’ESA sont utilisés pour acheter des biens et services à des entreprises européennes.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


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