Journal de l'économie

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L'ambitieuse stratégie de Renault





Le 15 Janvier 2021, par Olivier Sancerre

Luca de Meo, le directeur général de Renault, a dévoilé la feuille de route stratégique du constructeur automobile qui doit l'emmener jusqu'en 2025. Réduction des coûts, profitabilité, et cap sur l'électrique au menu.


Quatre marques pour Renault

Comme annoncé cet été, le groupe Renault se réorganise autour de quatre grandes marques. Renault demeure bien sûr, c'est la vitrine technologique du constructeur automobile. Vient ensuite Dacia, où l'on trouvera les véhicules les plus robustes et abordables, puis Alpine pour les véhicules sportifs tout électriques. Enfin, la dernière marque qui n'avait pas encore été dévoilée est Mobilize, dont l'activité tourne autour des services de nouvelles mobilités. À terme, c'est-à-dire d'ici 2030, elle doit représenter 20 % du chiffre d'affaires du groupe.

Sur le versant technologique, le Technocentre de Renault va abriter 100.000 mètres carrés de start-ups et d'entreprises françaises innovantes qui vont imaginer et développer l'automobile de demain, et aussi plancher sur l'économie circulaire. Augmenter la durée de vie des véhicules, c'est aussi une des pistes que va creuser ce nouveau Renault. Selon le mot de Luca de Meo, le groupe veut devenir « une entreprise technologique travaillant sur des voitures ». Un changement de mentalité significatif pour l'entreprise.

Toujours plus d'économies

De manière plus prosaïque, Renault a aussi besoin de faire des économies. Le plan annoncé l'été dernier, qui visait à réaliser 2 milliards d'euros d'économies sur trois ans, passe à 2,5 milliards d'ici 2023, puis 3 milliards d'ici 2025. Une baisse des coûts fixes qui a pour objectif d'atteindre les 5 % de marge opérationnelle dans quatre ans et générer 6 milliards d'euros de flux de trésorerie. Un but pas impossible à décrocher, mais il va falloir que l'entreprise se serre la ceinture. Et s'appuie sur ses partenaires, Nissan et Mitsubishi, pour les économies d'échelle.

Côté véhicules, Luca de Meo a l'ambition de réaliser 30 % du chiffre d'affaires de Renault avec des véhicules électriques et 35 % avec des voitures hybrides (thermique et électrique). Ce marché est en pleine expansion, Renault est un des leaders européens avec la Zoé, vendue à plus de 100.000 unités l'an dernier. L'entreprise a d'ailleurs pour projet de ressortir les emblématiques 4L et R5 en version électrique, le prototype de la R5 a déjà été dévoilé jeudi 14 janvier. Et toujours avec la même stratégie d'être rentable sur « tous les segments ».



Tags : renault

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