Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

La Bretagne hurle son opposition à l'écotaxe du gouvernement





Le 28 Octobre 2013, par

Un proverbe breton dit la chose suivante : "Mar grit ho tañvad e viot touzhet". Comprenez : "si vous faites la brebis, vous serez tondu".


La Bretagne hurle son opposition à l'écotaxe du gouvernement
Sur la question de l'écotaxe, les agriculteurs refusent d'être tondus et le font savoir au gouvernement qui semble n'avoir d'autre choix aujourd'hui que de battre en retraite, craignant un embrasement général. La Bretagne, tête de pont du ras-le-bol fiscal ?

Une main arrachée, un journaliste blessé. Les derniers affrontements ce week end entre agriculteurs et forces de l'ordre ont des airs de guerre civile. Une fronde initiée par la volonté du gouvernement de mettre en place une écotaxe poids lourds dans le Finistère (29) qui doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

Mais voila, Jean-Marc Ayrault et son équipe n'avaient sans doute pas prévu une telle révolte de la part des agriculteurs bretons, une révolte initiée principalement par la FNSEA, le principal syndicat agricole de France. Des agriculteurs auxquels se greffent désormais les salariés de Gad ou de Doux, deux entreprises mises en difficulté et pour lesquelles le gouvernement peine à trouver une solution.

Samedi, le dernier portique écotaxe du Finistère était encore debout. Les abords du péage poids lourd ont donc donné lieu à des affrontements sans commune mesure avec les dernières manifestations en France. 250 camions, tracteurs, et remorques étaient présentes sur les lieux, ainsi que 150 gendarmes mobiles et une compagnie de CRS appelée en renfort face à des agriculteurs qui avaient pour l'occasion enfilé des bonnet rouges, symboles de la Révolution antifiscale en Bretagne, au XVIII ème siècle.

Pourtant, malgré le fait que les actions des agriculteurs deviennent de plus en plus violentes, le gouvernement semble inflexible sur la mise en application de cette taxe. Selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France, 74 % des Bretons restent opposés à l'écotaxe. Samedi, un éleveur de volaille déclarait, sur les lieux de l'affrontement : "Qu'est ce qu'il attend Ayrault pour suspendre l'écotaxe dans le Finistère, qu'il y ait un mort ?"

La balle est dans le camp du gouvernement. Son temps est compté. Cette guérilla bretonne pourrait rapidement s'étendre à d'autres départements...


Jean-Baptiste Le Roux
Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame, en charge du... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art market



Les entretiens du JDE

Les gilets jaunes sont-ils populistes ? par Francois-Bernard Huyghe

L’avenir de l’Europe passe par la Culture

Frédéric Pierucci : « Il y a une opportunité stratégique de rachat à GE de la branche nucléaire d’Alstom »

Guillaume Alvarez, vice-président senior de Steelcase : manager une entreprise mondialisée en France

Stéphane Roussel, COO de Vivendi et PDG de Gameloft : « Je me vois comme un dénicheur de talents »

La crise des gilets jaunes analysée par Eric Delbecque

Christian Aghroum : Gilets jaunes et mobilisation numérique

Philippe Schleiter: "faire réussir des choses extraordinaires par des gens ordinaires"








Opinion

Transition énergétique : arrêtez d’emmerder les français !

Transition énergétique : arrêtez d’emmerder les français !
Depuis des années, nous entendons parler de la fin du monde. Les gaz à effet de serre produits par les pays industriels aboutiraient à terme à la disparition de la vie sur terre. Il faudrait donc changer de mode de vie pour sauver la planète. On nous le répète à longueur de journée. Entre vivre et conduire, on choisit vite.

Jacques Debonsens











Rss
Twitter
Facebook