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Le FMI baisse ses prévisions de croissance pour la France





Le 6 Novembre 2019, par La rédaction

Le FMI a abaissé ses prévisions de croissance pour la France et la zone euro pour 2019 et les deux années à venir. C'est la conséquence des tensions commerciales et de la baisse du volume des échanges internationaux.


Baisse pour la France et la zone euro

Mauvaise nouvelle du côté du Fonds monétaire international. L'institution basée à Washington revoit en effet à la baisse la prévision de croissance pour la France en 2019 : au lieu des 1,3% prévu en avril, l'économie tricolore devra se contenter de 1,2% cette année. C'est moins que l'estimation du gouvernement, qui tablait sur une progression du PIB de 1,3%, un chiffre lui aussi revu à la baisse en septembre dernier (-0,1 point). 

La croissance française devrait repartir légèrement à la hausse en 2020, le FMI prévoyant une progression de 1,3% pour l'année prochaine… et une croissance identique pour 2021. Même si l'hypothèse de croissance pour la France est décevante, le pays devrait faire bien mieux que ses voisins européens : l'Allemagne pourrait ainsi se contenter de 0,5% en 2019, soit 0,3 point de moins que prévu au mois d'avril. La croissance outre-Rhin avait été enregistrée à 1,5% en 2018. L'Allemagne peut toutefois compter sur un rebond en 2020 et 2021, avec une croissance évaluée par le FMI à respectivement 1,2% et 1,4%.

L'Allemagne en panne

Avec de telles prévisions, il n'est pas étonnant que le FMI revoit à la baisse ses estimations de croissance pour l'ensemble de la zone euro. Les 19 pays ayant l'euro comme monnaie se contenteront d'une progression de 1,2% en 2019, alors que le Fonds avait prévu 1,3% en avril. En 2018, la croissance s'est établie à 1,9% pour la zone euro.

En 2020 puis en 2021, la croissance devrait s'afficher à 1,4% pour les deux années. Mais là aussi, il s'agit d'une estimation en retrait par rapport au mois d'avril (-0,1 point). Ces estimations en baisse sont la conséquence des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, qui rejaillissent sur les économies européennes très exposées aux échanges internationaux. C'est moins le cas de la France.



Tags : croissance

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