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Lufthansa : des aides publiques seront nécessaires pour soutenir le transport aérien





Le 19 Mars 2020, par François Lapierre

Les pouvoirs publics vont devoir mettre la main à la poche pour aider les compagnies aériennes et l'ensemble du transport aérien à traverser la mauvaise passe actuelle, estime le patron de Lufthansa.


Un état d'urgence sans précédent

La demande quasi-nulle et la fermeture des frontières a un impact massif sur l'activité du transport aérien. « La propagation du coronavirus a mis l'économie mondiale et notre entreprise dans un état d'urgence sans précédent », explique Carsten Spohr, le patron de Lufthansa, dans le communiqué détaillant les résultats annuels du groupe. « Personne ne peut en évaluer les conséquences », indique-t-il. Et il craint que « plus la crise dure, moins il est probable que l'avenir de l'aviation puisse être garanti sans aides publiques ». Les gouvernements sont donc au pied du mur. En Italie, les grandes manœuvres ont d'ailleurs commencé : Rome a tout simplement nationalisé Alitalia.

Du côté de Lufthansa, le transporteur a été forcé de « couper drastiquement dans ses opérations de vol ». Les capacités de la compagnie aérienne en termes de sièges ne sont plus que de 5%. L'entreprise a mis en place un plan de vol d'urgence jusqu'au 18 avril. Plusieurs filiales ont gelé leur activité, à l'instar de Brussel Airlines jusqu'au 19 avril, et Austrian Airlines jusqu'au 28 mars. Des vols exceptionnels sont toutefois organisés, mais il s'agit uniquement d'opérations de rapatriement qui concernent 20.000 voyageurs.

Air France-KLM réduit son activité jusqu'à 90%

Malgré les difficultés du contexte actuel, Lufthansa devrait avoir de quoi faire face : la société affiche une trésorerie de 4,3 milliards d'euros et peut accéder à une ligne de crédit de 800 millions supplémentaires. D'autres mesures de levées d'argent sont aussi possibles, en parallèle de dispositifs « drastiques et parfois douloureux », admet Carsten Spohr. Lufthansa prévoit ainsi le report d'investissements et du chômage partiel.

Air France a annoncé que ses deux filiales Transavia et Hop! allaient suspendre l'intégralité de leurs vols, au moins jusqu'au 19 avril. Air France-KLM prévoit une réduction de son activité comprise entre 70 et 90% durant les deux prochains mois, au moins. Des décisions qui vont bien sûr coûter très cher à l'entreprise.




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