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Patrick Pouyanné, le PDG de Total, dévoile son salaire





Le 11 Février 2019, par François Lapierre

Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a joué cartes sur table durant le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, en révélant son salaire et le montant de son prélèvement à la source.


Le PDG du groupe pétrolier Total va peut-être relancer le débat sur la rémunération des patrons. Patrick Pouyanné a en effet voulu faire toute la transparence durant l’émission le Grand Jury, et dévoile son salaire annuel : « Je gagne 3,8 millions d'euros en terme de salaires. Je reçois des actions de performances ». C’est beaucoup d’argent ? Oui : il estime être « très bien payé ». Mais il assure aussi qu’il ne travaille pas pour l’argent. « Si on m'enlève un million d'euros, ça ne changera rien », assume-t-il, tout en regrettant le tabou que représente toujours l’argent en France. « Le débat devient émotionnel ».

En ce qui concerne la question des impôts, là aussi le grand patron veut être transparent : « Je paye 43,4% de prélèvement à la source ». Et bien sûr, il paye tous ses impôts en France. « Je soutiens la demande du Président. Je pense que tous patrons d'une grande entreprise française, côté en France et dont le siège est en France, doit payer ses impôts en France et être domicilié fiscalement en France », emboîtant ainsi le pas à Emmanuel Macron et au gouvernement, qui veulent resserrer les règles dans ce domaine. Patrick Pouyanné indique également qu’il règle l’IFI, l’impôt sur la fortune immobilière, qui remplace l’impôt sur la fortune (ISF).

Quant au débat autour du retour de l’ISF, une revendication qui revient souvent dans la bouche des « gilets jaunes », il semble le regretter. « Est-ce qu'il fallait changer le nom de l'ISF en IFI ou garder le nom de l'ISF, je pense qu'on l'aurait gardé en enlevant l'outil de travail, le problème serait réglé et on aurait pas tout ce débat ». Mais c’est un symbole et il revient aux leaders politiques de le gérer. Enfin, il dévoile la ventilation de ses ressources : « Une partie de mon argent, j'en fais des dons. Une partie de mon argent est réinjectée dans des fonds qui gèrent des sociétés françaises. Une partie de mes ressources vont vers l'économie », comme le voulait l’exécutif au moment de supprimer l’ISF.



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