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Produits pleins de vide : de grandes marques en accusation





Le 28 Juin 2023, par Aurélien Delacroix

Alertées par des consommateurs, les associations Foodwatch et Zero Waste France ont mis en demeure cinq grandes marques accusées de commercialiser des produits dans des emballages surdimensionnés. Les associations somment ces marques de retirer leurs produits concernés du marché et de s'engager à ne plus commercialiser des produits « pleins de vide ».


Lutte contre le surdimensionnement des emballages

Les associations Foodwatch (défense des consommateurs) et Zero Waste France (lutte contre les déchets) ont mis en demeure Carambar, Côte d'Or (Mondelez), Daco Bello, Herta et Rana ce mardi 27 juin. L'alerte provient de consommateurs ayant remarqué un écart important entre le volume de l'emballage et la quantité de produit qu'il contient. Les marques visées ont maintenant 30 jours pour retirer leurs produits du marché et s'engager à ne plus commercialiser de produits « pleins de vide ».

Les deux associations annoncent qu'elles « saisiront la justice » si les marques ne répondent pas à cette mise en demeure. D'après leurs calculs, certains produits contiendraient jusqu'à 68% d'air dans leurs emballages. C'est le cas des noisettes décortiquées de Daco Bello, tandis que des allumettes de lardons sans nitrite de Herta contiendraient 54% de vide, et un sachet de carrés de chocolat noir Côte d'Or, 61%.

Les produits pleins de vide mis à l'index

Ces associations estiment que le vide peut certes être nécessaire dans certains cas, pour protéger un aliment durant le transport ou pour préserver sa qualité, mais elles soulignent que le volume vide dans ces emballages pourrait être réduit. Leur démarche s'appuie sur les codes de l'environnement et de la consommation français. Le code de l'environnement stipule en effet que « l'emballage doit être conçu et fabriqué de manière à limiter son volume et sa masse au minimum nécessaire pour assurer un niveau suffisant de sécurité, d'hygiène et d'acceptabilité ». De son côté, le code de la consommation définit ce qui peut être considéré comme une pratique commerciale trompeuse.

Les plaignants affirment que le conditionnement des produits concernés induit en erreur le consommateur, qui peut avoir l'impression d'acheter une quantité de produit plus importante que ce qui est réellement contenu dans l'emballage. Elles considèrent donc que cela constitue une pratique commerciale trompeuse. Ce mouvement s'inscrit dans le cadre d'une action plus vaste des associations, qui ont déjà dénoncé plusieurs fois le suremballage sans constater de résultats concrets.




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