Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Recours des cafés et des restaurateurs contre la fermeture des établissements





Le 16 Novembre 2020, par François Lapierre

La France reste en confinement jusqu'à début décembre, a décidé Jean Castex la semaine dernière. Les commerces non essentiels comme les cafés et les restaurants restent donc fermés. La profession ne l'entend toutefois pas de cette oreille.


Rupture du principe d'égalité

Pas question de rester les bras croisés en attendant la fin des mesures de confinement. L'Union des métiers des industries de l'hôtellerie (Umih) a décidé d'aller en justice pour contester la décision des pouvoirs publics de faire fermer les cafés et les restaurants afin de casser la chaîne des contaminations. L'organisation a engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui oblige ses adhérents à fermer leurs portes au public, mais qui ne concerne pas la restauration collective. L'Umih estime qu'il s'agit d'une « rupture du principe d'égalité ». Le recours devrait être finalisé avant le 20 novembre.

Depuis la toute fin du mois de novembre, les bars, cafés et restaurants ne peuvent plus accueillir de public ; les restaurateurs peuvent toutefois continuer à livrer des repas à domicile. Mais pourquoi faire fermer les restaurants et laisser ouvert les établissements de restauration collective ? C'est le paradoxe que pointe l'Umih : « La fermeture administrative de nos restaurants et bars s'appuie sur des raisons sanitaires, or, aucune donnée chiffrée ne permet de justifier que les cas de contamination ont été plus nombreux dans ces établissements que dans la restauration collective ».

Le confinement se poursuit

Par ailleurs, l'Umih souligne la mise en œuvre de mesures sanitaires strictes dans les établissements après le déconfinement de juin dernier, des protocoles similaires à ceux en place dans la restauration collective. Ils ont même été renforcés à la rentrée. « Pourquoi les restaurants collectifs qui accueillent plus de monde que nos restaurants de 20, 30 places pourraient eux pratiquer une activité normale ? », martèle l'Union qui déplore une distorsion de concurrence.

L'organisation n'a pas l'intention de faire fermer la restauration collective, souligne-t-elle. Mais elle entend faire pression sur le gouvernement qui a décidé le 12 novembre de maintenir le confinement tel qu'il a été mis en place début novembre. Si les premiers effets de cette mesure ont commencé à se faire sentir ces derniers jours, cela a été jugé insuffisant par Jean Castex, qui a donné rendez-vous à la fin du mois pour refaire un nouveau point.



Tags : restauration

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"



Les entretiens du JDE

Le MoHo : un collectif pour changer le monde !

Couvre-feu : « leur » monde à l’envers

L’intégration des étrangers de France : du mythe à la réalité.

La fin du franc CFA : un livre qui bouscule les idées reçues.

C’est pire qu’un crime, c’est une faute

J’ai deux amours…

Institut Sapiens : « Les concessions autoroutières préservent l’intérêt général »

​Jean-Luc Favène, Directeur Général de Lissac : "Notre modèle de franchise à tout pour séduire indépendants et primo-franchisés"













Rss
Twitter
Facebook