Journal de l'économie

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Transports en commun : l'État ne veut pas devenir le « tiroir caisse » de la région Ile-de-France





Le 5 Décembre 2022, par La rédaction

Il y a de la friture sur la ligne entre Ile-de-France Mobilités et l'État, qui n'est pas le « tiroir-caisse » de l'organisation en charge de la gestion des transports en commun dans la région.


Augmentation attendue des prix

Le prix du ticket de métro va augmenter à 2,30 euros l'unité, une hausse substantielle sachant qu'il coûte 1,90 euro actuellement. Quant au pass Navigo, son prix devrait également augmenter mais la décision sera prise le 7 décembre, durant un conseil d'administration d'Ile-de-France Mobilités (IDFM). L'organisation en charge des transports en commun à Paris et dans la région francilienne doit trouver 450 millions d'euros en raison de la hausse des prix de l'énergie et de l'inflation.

Le pass Navigo est vendu 75,20 euros par mois. Il pourrait passer à 90 euros, soit 20% de plus. Valérie Pécresse, la présidente d'Ile-de-France Mobilités, a jugé cette augmentation « inacceptable », mais l'organisation n'aura pas le choix si l'État n'intervient pas. Autrement dit, les pouvoirs publics vont devoir mettre la main à la poche pour renflouer les caisses.

Des transports en commun toujours plus chers

Néanmoins, le gouvernement n'est pas prêt à signer un chèque en blanc. Gabriel Attal, le ministre des Comptes publics, a déclaré sur BFM TV/RMC que l'État n'avait pas vocation à devenir le « tiroir-caisse » de la région. Il a néanmoins reconnu qu'il y avait un besoin de financement pour IDFM. « C'est un dossier suivi à très haut niveau, par la Première ministre, les ministres concernés. On va continuer à travailler avec elle pour trouver des solutions, pour l'aider ».

Le ministre appelle tout de même IDFM à « regarder les autres possibilités » de financement. Sur France Inter, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, a ajouté : « C'est compliqué pour moi d'aller expliquer à quelqu'un qui habite à Nantes, à Nevers ou à Romorantin que je vais prendre de l'argent public qui lui appartient aussi pour aider la région la plus riche de France ». Valérie Pécresse n'est donc pas certaine d'obtenir son argent.




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