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Canal+ attaquée pour sa diffusion en clair pendant le confinement





Le 29 Septembre 2021, par Paolo Garoscio

Lors du premier confinement en mars 2020, alors que la France était sidérée par la situation, la chaîne Canal+, propriété de Vincent Bolloré, avait annoncé un geste pour les Français contraints de rester chez eux : elle aurait été diffusée en clair, entre le 16 et le 31 mars 2020. Une bonne nouvelle pour les ménages… mais un problème pour les chaînes concurrentes.


Canal+ aurait fait fi de la chronologie des médias

Pixabay/Tomasz_Mikolajczyk
Pixabay/Tomasz_Mikolajczyk
Si Canal+ a tout à fait le droit de décider, durant certaines périodes, de proposer ses chaînes en clair pour l’ensemble des Français, notamment ceux qui ne sont pas abonnés à ses chaînes payantes. Pour ce faire, le groupe doit adapter sa programmation car tout n’est pas permis, en termes de diffusion. En France, la chronologie des médias est bien définie et fixe des limites.

Or, en lançant cette diffusion en clair de manière exceptionnelle, Canal+ aurait, selon TF1 et France Télévisions, fait fi de cette chronologie des médias. Selon les informations du journal Les Echos, parmi les films diffusés qui ont suscité la discorde, la diffusion par Canal+, le 18 mars 2020, du film Venise n’est pas en Italie… coproduit par France 2.

Jusqu’à 40 millions d’euros de dommages et intérêts ?

Après avoir signalé le problème au CSA, lequel a décidé de ne pas sanctionner Canal+ tout en critiquant la décision, TF1 et France Télévisions, selon les informations du journal Les Echos, auraient décidé d’attaquer la chaîne de Vincent Bolloré en justice. Canal+ est ainsi accusée de « contrefaçon » et de « concurrence déloyale et parasitaire ».

Devant le tribunal judiciaire de Paris, TF1 aurait réclamé 11,3 millions d’euros de dédommagement, France Télévisions 30 millions. Mais l’affaire pourrait bien se clore en coulisses, avec une procédure de médiation proposée et qui pourrait déboucher sur un règlement à l’amiable.




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