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Dépenses publiques : une forte baisse annoncée pour le prochain quinquennat





Le 9 Avril 2021, par Paolo Garoscio

Emmanuel Macron n’a pas encore annoncé sa candidature à sa réélection, qui ne surprendra sans doute personne, que le gouvernement a déjà prévu l’évolution des dépenses publiques entre 2022 et 2027. Après une année 2020 marquée par des milliards d’aides pour faire face à la pandémie, le prochain quinquennat se fera sous le signe de l’austérité.


Passer sous la barre des 3% de déficit en 2027

Pixabay/stevepb
Pixabay/stevepb
L’objectif est « ambitieux », concède Bruno Le Maire, mais il est « le choix de la sincérité et de la responsabilité ». Le 8 avril 2021, le ministère des Finances a en effet donné au Haut conseil des finances publiques (HCFP) son plan concernant l’augmentation, ou plutôt la réduction, des dépenses publiques pour le prochain quinquennat. Objectif affiché ? Repasser sous la barre des 3% de déficit publique à l’horizon de 2027, et très précisément à 2,7%, afin de retomber dans les clous du Pacte de Stabilité.

La réussite de ce plan passera toutefois par une baisse drastique des dépenses publiques. Si le gouvernement juge qu’il ne s’agira pas d’une baisse « brutale », il prévient d’ores-et-déjà que des « efforts importants » seront à faire. Notamment au niveau de la hausse programmée des dépenses publiques qui ne sera que de 0,7% par an en moyenne, selon le rapport rendu au HCFP, contre 1,4% en moyenne entre 2010 et 2017.

Une dette à plus de 117% du PIB en 2027

La forte hausse des dépenses publiques de l’année 2020, marquée par la crise sanitaire, a conduit la dette publique de la France à exploser et atteindre 115,7% du PIB. Mais ce niveau ne sera pas un record de longue durée : la dette devrait continuer d’augmenter, estime Bercy, pour atteindre le pic de 118,3% en 2025 avant de rechuter légèrement et s’établir à 117,7% en 2017.

Mais pour y parvenir, des réformes doivent être menées : outre la réforme de l’Assurance chômage, qui entre en vigueur en 2021, la réforme des retraites devrait être relancée. D’autres baisses des dépenses seront sans doute envisagées, le gouvernement refusant d’augmenter les impôts, y compris pour les ménages les plus aisés, afin de payer la dette Covid.




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