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Inactivité au travail : le prix à payer





Le 4 Avril 2018, par Béatrix Foisil-Penther

Des milliards par an, ce serait le prix à payer pour les entreprises américaines à cause de l'inaction au travail.


Inactivité au travail : le prix à payer
Bore-out, placardisation, ennui, attente, mise à l’écart d’un salarié, vide dans l’emploi du temps, présentéisme… Dans l’entreprise, les moments d’inactivité peuvent plomber. L’ambiance, bien entendu. Le moral des salariés bien sûr. Mais aussi les comptes. L’inactivité a un coût et pas des moindres. Ainsi, aux États-Unis - on aimerait une enquête similaire en France - l’inactivité au travail coûterait 100 milliards de dollars par an aux entreprises. Ces chiffres proviennent d’une étude tout juste publiée par la Harvard Business School.

Le juste prix. Les chiffres parlent et donnent le tournis. Au-delà du montant abyssal, ils renseignent aussi sur une calamité, et aussi, sur « une tendance de fond » comme l’écrit Quentin Périnel dans leFigaro.fr. Un courant réel, que l’on peut qualifier d’« ennui professionnel ».

Dans tous les cas, les dégâts sont bien là. Et se traduisent par des « moments durant lesquels un salarié n'a « rien à faire », « s'ennuie », ou « attend » un dénouement ou tout simplement la fin de ses heures de bureau », explique le journaliste du Figaro. En quelque sorte, il fait acte de présence. Déprimant.

Inquiétant ? Et comment. Surtout, dans les faits, la durée de l'inaction, « le temps de l'inactivité » pourraient être bien plus longs et plus ancrés qu'on ne le pense. En effet, Teresa Amabile, directrice de la recherche et professeur à la Harvard Business School précise : « Nous supposions que le temps d'inactivité était peut-être plus répandu que la plupart des gens ne le pensent. »
 
En plus, études et recherches ont récemment été menées sur le surmenage au travail, sur le burn-out, sur l’hyperproductivité imposée au bureau, autres fléaux. Mais quid de l’opposé ? Il existe peu de travaux concernant l’inactivité ou les « périodes de vide durant les journées de travail » admet Teresa Amarile. Pourtant, 78% des salariés interrogés les reconnaissent.
 
L’inactivité est évidemment involontaire, voire imposée. Ce nest pas le fait du salarié. Elle découle de « l'organisation des tâches professionnelles qui le dépassent et/ou d'un management douteux. Le temps d'inactivité est subi et non choisi. Les chercheurs se sont rendus compte que les salariés géraient cet ennui en ralentissant le plus possible une tâche afin de ne pas laisser transparaître le fait qu'ils sont inoccupés » Rapporte le journaliste du Figaro. C'est ce qu'on appelle « l'effet de temps mort. » Mortel.






1.Posté par suzanne le 12/04/2018 12:10 | Alerter
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certains employeurs agissent exprès pour obtenir une démission en sous-chargeant une personne abusivement, quantitativement ou qualitativement : il s’agit d’ne manœuvre assimilée à un harcèlement moral et peut être poursuivie comme telle : voir La prévention du harcèlement moral au travail : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/psychologie-du-travail/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=163&dossid=403

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