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Les exits : La stratégie d’internationalisation des start-ups israeliennes





Le 5 Février 2019, par Hubert De LANGLE

D’aucuns considèrent, aujourd’hui, que l’une des faiblesses d’Israël réside dans son incapacité à garder et à faire se développer ses start-up sur son propre territoire. En effet, à l’image de Mobileye ou de bien d’autres, les start-up israéliennes prometteuses sont, pour l’essentielle, contraintes d’opérer un « exit » afin de pouvoir se développer davantage.
Dans leur ouvrage qui vient de paraître chez VA EDITIONS « Israël, le 6e GAFAM » les auteurs montrent que ce qui semble être une faiblesse pour beaucoup ne l’est finalement pas et concourt, in fine, à l’internationalisation de la puissance de l’État hébreu.


Effectivement, nous entendons très souvent parler d’« exits », de quoi s’agit-il ?

Par « exit », il faut comprendre rachat de start-up par de gros groupes étrangers et le plus souvent États-Uniens. Ainsi, en 2016, 56 % des start-up israéliennes qui ont changé de main ont été absorbées par des entreprises États-Uniennes pour un montant de 2,3 milliards de dollars. Les fonds États-Uniens représentent donc 65 % des montants réinjectés en Israël au travers de ces cessions. 

Comment expliquez-vous que les start-ups israéliennes soient dans l’incapacité de trouver des fonds d’investissement locaux pour se développer ?

En 2017, Israël est classé 2e, dans le Global Competitiveness Report, pour la disponibilité du capital-risque. Ainsi, Israël est le pays qui reçoit le plus d’investissement Venture Capital (V.C.) en pourcentage du PIB selon l’OCDE. Mais la part des VC israéliens dans ces levées de fonds atteint seulement 13 % cette même année. Au cours des cinq dernières années, les investissements des fonds VC locaux ont régulièrement augmenté, passant de 482 en 2012 à 634 millions de dollars en 2017. La majeure partie des fonds qui financent les start-up israéliennes proviennent donc de l’étranger. 

En quoi ces exits sont-ils une force pour Israël ?

Handicapé par ses dimensions et les limites de ses ressources, Israël pourra difficilement amener toutes ses start-ups à maturité et devenir une « grande puissance industrielle » des nouvelles technologies. Ainsi, cet ouvrage démontre comment l’État hébreu exploite l’internationalisation de ses technologies pour développer une stratégie infiltrante et ainsi garder son avantage concurrentiel dans ce secteur. 

L’ouvrage « Israël, le 6e GAFAM ? Une stratégie de puissance au travers des nouvelles technologies » développe cet aspect précis et permet de comprendre comment Israël a su faire d’une apparente faiblesse une véritable force.
 



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