Journal de l'économie

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Michel-Edouard Leclerc : augmentation des prix pour toutes les marques en 2023





Le 6 Décembre 2022, par François Lapierre

Une fois de plus, Michel-Edouard Leclerc a mis en garde les consommateurs contre un « tsunami » d'inflation sur les prix. Les négociations avec les fournisseurs montrent une augmentation des prix de 10% et plus.


Pas de baisse de prix pour les marques

Les consommateurs qui ont dû rogner sur leur pouvoir d'achat en 2022 devront aussi se serrer la ceinture en 2023. C'est en substance le message que fait passer Michel-Edouard Leclerc, le président du comité stratégique de l'enseigne, qui sur BFM TV faisait un point d'étape sur les négociations annuelles sur les prix entre la grande distribution et les fournisseurs. Il n'y a que des mauvaises nouvelles : « Concrètement, aucune marque ne m'a demandé de baisse de prix pour 2023 ».

Pour 2023, « il n'y a rien en dessous de 10% », explique-t-il. Si l'enseigne, et au-delà l'ensemble du secteur de la grande distribution, devaient accepter ces hausses de prix demandées par les industriels, « ce serait un tsunami » sur les étiquettes. Les augmentations vont en effet de « 10 à 39% » ! Produits alimentaires, produits pour animaux, mais aussi confiserie : il faut s'attendre à des hausses de prix partout (jusqu'à 26% sur les bonbons Haribo, par exemple).

Une augmentation des prix qui profite au chiffre d'affaires d'E.Leclerc

Michel-Edouard Leclerc s'est voulu combattif : « évidemment, on ne va pas les accepter [ces hausses de prix] ». Le dirigeant précise qu'il va travailler « avec discernement » : « on va négocier notamment avec les très grosses entreprises internationales » en leur demandant d'étaler les augmentations sur l'année prochaine. Il veut aussi « privilégier les PME françaises ».

La hausse des prix, cette année, a permis au groupe E.Leclerc d'engranger « à peu près 10% de hausse moyenne sur l'ensemble du chiffre d'affaires, dont 14% sur l'alimentaire », une augmentation des ventes qui provient directement de la poche des consommateurs. Ce n'est pas en 2023 qu'ils auront un répit tarifaire dans les supermarchés.




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