Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Pfizer renonce finalement à sa fusion avec AstraZeneca





Le 27 Mai 2014, par

Ce devait être la fusion du siècle dans l’industrie pharmaceutique mais finalement elle n’aura pas lieu. Le géant pharmaceutique américain créateur du célèbre Viagra, Pfizer, a annoncé par communiqué renoncer à racheter son concurrent britannique. Un renoncement définitif qui fait suite aux refus répétés d’AstraZeneca vis-à-vis des propositions de Pfizer et aux critiques que le groupe britannique a émises envers son concurrent américain.


cc/flickr/vlauria
cc/flickr/vlauria
Durant plusieurs mois diverses offres ont fait l’aller-retour entre les bureaux de Pfizer et ceux d’AstraZeneca. Dernière en date, le 18 mai 2014, une offre qui mettait sur la table 117 milliards de dollars pour que les deux entités fusionnent. Mais AstraZeneca a répondu un « non » sec estimant que la somme ne valait pas le potentiel de la firme.

Selon AstraZeneca par cette offre Pfizer ne prendrait pas en compte le potentiel commercial des diverses molécules encore en phase de recherche sur lesquelles le groupe britannique met beaucoup d’espoirs. Notamment, divers traitement contre le cancer seraient en préparation, un domaine pharmaceutique d’avant-garde avec un fort potentiel commercial et sanitaire.

AstraZeneca a toujours estimé que la volonté profonde qui justifiait, chez Pfizer, cette tentative de rachat était la possibilité de délocaliser le siège social au Royaume-Uni et ainsi de bénéficier de la fiscalité avantageuse du pays, plus que réellement une volonté de créer une nouvelle entité dans le secteur pharmaceutique.

Ainsi, dans un communiqué, Pfizer a annoncé qu’elle n’allait pas faire de nouvelle offre estimant que « notre dernière proposition était définitive et représentait la valeur réelle d’AstraZeneca d’après les informations disponibles ».

Le groupe américain a donc décidé d’abandonner toute tentative de fusion et a annoncé ne pas prendre en compte une tentative d’OPA hostile, ce qui serait allé à l’encontre de la volonté du conseil d’administration d’AstraZeneca.


Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Marché | Billets d'humeur | Industrie immobilière



Les entretiens du JDE

Frederic Buisson, délégué syndical Groupe adjoint CFE – CGC du groupe Casino : "Casino conserve un temps d’avance par rapport à la concurrence"

François Bertauld, PDG de Médiane Système : "Aujourd’hui les entreprises de services du numérique sont devenues un soutien essentiel à l’innovation industrielle."

Justine Huiwen ZHANG : "Mieux comprendre la Chine"

Bernard Attali : "Un vent de violence"

Guerre économique : « c’est un leadership mondial qui se joue »

​Droite-gauche : la fin d’une époque ?

Laurence Gilardo, déléguée syndicale SNTA/FO du groupe Casino : « les salariés comme les syndicats du groupe Casino doivent resserrer les rangs »

« Dans les échanges économiques entre les entreprises, la professionnalisation et l’éthique sont indissociables de la fonction achat », Bruno Crescent, ancien directeur des achats d’EDF










Rss
Twitter
Facebook