Journal de l'économie

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Transition énergétique : arrêtez d’emmerder les français !





Le 18 Mars 2019, par Jacques Debonsens


Depuis des années, nous entendons parler de la fin du monde. Les gaz à effet de serre produits par les pays industriels aboutiraient à terme à la disparition de la vie sur terre. Il faudrait donc changer de mode de vie pour sauver la planète. On nous le répète à longueur de journée. Entre vivre et conduire, on choisit vite.

Alors quelles solutions ? Et bien en France, évidemment, lorsque l’on a un problème on instaure des taxes. C’est la fameuse fiscalité écologique. L’ennemi : le diesel notamment, et tous ces banlieusards et autres provinciaux roulant dans de vielles bagnoles alors que l’on vit à l’ère de la trottinette électrique.

On explique ça à nos collégiens et lycéens qui, à juste titre, se mobilisent pour sauver la planète. Rien ne vaut une bonne marche au soleil un vendredi après-midi plutôt que de rester enfermer dans une salle de classe. Un ancien ministre en pleurs devant un glacier fondu parle d’urgence climatique. Il réclame, lui qui a démissionné de ses responsabilités, l’action des pouvoirs publics. Ce serait l’affaire du siècle.

Sauf que selon l’Agence Internationale de l’Energie… Sur 32 milliards de tonnes de CO2 émises dans le monde en 2016, la part imputable à la France s'élève à seulement 0,9%. Pendant ce temps, la Chine et les USA émettent à eux seuls 43% du CO2 mondial.

Que faut-il retenir ? La politique française dite de transition écologique ne sert strictement à rien. Diminuer par deux nos émissions de CO2, ce qui paraît ambitieux, aboutirait à faire reculer de 0,45% les émissions mondiales. En d’autres termes, rien. L’affaire du siècle dont on parle à longueur d’antenne serait donc l’escroquerie du siècle pour les français. Se serrer la ceinture et payer de nombreuses taxes écologique ne changerait strictement rien.

En fait, cette manipulation médiatique est l'oeuvre des écolo-bobo-en-trottinette-électrique vivant dans les villes qui souffrent en effet de la pollution. Oui à Paris il y a des pics de pollution. Sauf, que cela n’a rien à voir avec le réchauffement climatique et que l’habitant de la creuse roulant au diesel n’est pas concerné. Mais nos amis écolos urbains veulent imposer leur dogme à l’ensemble français.

Bref, j’ai envie de hurler à ce nouveau totalitarisme vert des minorités agissantes : « arrêtez d’emmerder tous les français » avec vos problèmes parisiens.


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