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Un été pas si mauvais pour la SNCF





Le 14 Août 2020, par Olivier Sancerre

La SNCF va transporter cet été 16,5 millions de passagers. C’est moins qu’un été normal, mais finalement pas tant que cela.


Des trains pas si vides

La SNCF avait une crainte pour cet été : que ses trains soient vides. En raison de la crise sanitaire, les Français auraient pu décider de sacrifier leurs déplacements en juillet et en août. De plus, les mesures d’hygiène prises pour éviter des contaminations pouvaient décourager les passagers. Mais le bilan estival n’est pas si mauvais, se rassure l’entreprise. Alain Krakovitch, le directeur de Voyages SNCF, a expliqué à L’Opinion que ce sont 16,5 millions de voyageurs que l’entreprise transportera cet été, 8 millions en juillet, 8,5 millions au mois d’août.

Un été normal pour la SNCF, ce sont 20 millions de passagers, 25 millions avec les TER. « On est donc 15% en dessous de la normale, mais nous nous attendions à pire dans nos estimations de mai », indique le dirigeant. Les week-ends en particulier sont « presque normaux » : le taux de remplissage des TGV tourne en effet autour des 80%. Quant au seuil de rentabilité, il sera « limite », même s’il devrait être meilleur que celui anticipé.

Les promotions entament les marges

Il reste des points noirs, notamment sur les destinations étrangères. L’Eurostar et le Thalys enregistrent des trafics passagers divisés par deux par rapport à l’été dernier. En l’espèce, la SNCF n’est pas seule à décider pour ces lignes, l’entreprise doit aussi respecter les mesures sanitaires mises en place par les pays voisins. Autre difficulté, si le transporteur parvient à sauver les meubles, c’est aussi en raison des promotions pour relancer le trafic.

La SNCF a mis en vente 5 millions de billets à prix cassé pour le TGV et les Intercités. Des voyages facturés 49 euros, ce qui entame les marges (la SNCF a écoulé 3 millions de ces billets). Il faut également prendre en compte que les voyageurs ne réservent plus longtemps à l’avance, « tout se fait à la dernière minute », décrit Alain Krakovitch. Un changement dans le mode de consommation lié au contexte sanitaire, et qui ne permet aucune anticipation.



Tags : SNCF

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