Journal de l'économie

Envoyer à un ami
Version imprimable

Les États-Unis imposent de nouvelles taxes douanières sur les vins et spiritueux américains





Le 13 Janvier 2021, par François Lapierre

Coup dur pour la filière française des vins et spiritueux. Depuis mardi 12 janvier, de nouvelles taxes douanières vont s'appliquer sur les importations de plusieurs produits à base de vins aux États-Unis.


Des importations en recul

Des droits de douane de 25% s'appliquent aux importations vers les États-Unis de plusieurs produits issus de la filière des vins et spiritueux française. Dans le détail, il s'agit des vins en vrac, des vins de plus de 14 degrés, ainsi que des spiritueux à base de vin, dont l'armagnac et le cognac. Ces mesures de rétorsion commerciale avaient été annoncées fin décembre par l'administration Trump, dans le cadre du différend entre les États-Unis et l'Europe sur le dossier sensible des aides publiques à Boeing et Airbus. 

Les États-Unis imposaient déjà des barrières douanières sur les vins non effervescents de moins de 14 degrés et les vins conditionnés en bouteilles de moins de deux litres. À l'heure actuelle, les vins mousseux et les champagnes ne sont pas touchés par cette mesure de rétorsion. Pour la filière, ces nouveaux produits taxés sont une mauvaise nouvelle. La FEVS, fédération des exportateurs de vins et spiritueux estime que les exportations américaines vont subir un manque à gagner d'un milliard d'euros par an. 

Bruxelles appelé au secours

La situation du cognac est particulièrement alarmante. Le spiritueux est particulièrement apprécié aux États-Unis, notamment grâce à un marketing astucieux qui cible les consommateurs hispaniques et afro-américains. Le cognac étant par ailleurs beaucoup utilisé en cocktails, la fermeture des bars, des clubs et des restaurants l'an dernier en raison de la pandémie a déjà réduit les ventes de 4% en volume (7,2 millions de caisses) et de 17% en valeur (1,1 milliard d'euros entre janvier et octobre). La FEVS fait également état d'une baisse significative des exportations de vins non effervescents vers les États-Unis en 2020 : -8% en volume avec 11,7 millions de caisses et -25% en valeur (à 740 millions d'euros).

Au vu du contexte, le gouvernement compte agir pour soutenir la filière. À Bercy, on indique que les compensations et les mesures d'aide pourraient être ouvertes aux viticulteurs, à commencer par l'indemnisation à hauteur de 20% du chiffre d'affaires mensuel (à concurrence de 200.000 euros). Paris négocie également avec Bruxelles pour que des compensations puissent être versées aux viticulteurs. L'Union européenne ne prévoit à l'heure actuelle aucun dispositif pour les secteurs touchés par les taxes douanières imposées par les États-Unis.



Tags : importations

Nouveau commentaire :
Twitter

Le JDE promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction du JDE se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.

France | International | Entreprises | Management | Lifestyle | Blogs de la rédaction | Divers | Native Advertising | Juris | Art & Culture | Prospective | Industrie immobilière | Intelligence et sécurité économique - "Les carnets de Vauban"













Rss
Twitter
Facebook