Journal de l'économie

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Malgré les exigences de Bruxelles, Rome ne change pas son budget





Le 14 Novembre 2018, par La rédaction

Rome poursuit son bras de fer contre Bruxelles. La Commission européenne avait exigé de l’Italie une révision de son budget pour 2019, la demande a été retoquée par le gouvernement populiste de la Ligue et du Mouvement 5 Étoiles.


Malgré une dette colossale qui dépasse les 130% du PIB et un gros trou d’air pour la croissance du pays, le gouvernement italien a décidé de creuser le déficit avec un budget de relance pour l’année prochaine. Selon le projet, le déficit sera de 2,4% du PIB, au lieu des 0,8% promis par le précédent gouvernement. Bruxelles ne l’a pas entendu pas de cette oreille et a sommé Rome de revoir son budget 2019. En pure perte, puisque l’Italie a décidé de ne rien céder.

Luigi Di Maio, vice-Premier ministre du M5S, a expliqué que le budget ne changerait pas, « ni dans les bilans ni dans la prévision de croissance. Nous avons la conviction que ce budget est celui dont le pays a besoin pour redémarrer ». Il s’engage en revanche à maintenir le déficit à 2,4% pour 2019 (puis 2,1% pour l’année suivante). Matteo Salvini, l’homme fort de la Ligue (extrême droite), estime que ce projet de budget garantit « plus d’emplois, plus de droits à la retraite et moins d’impôts ».

Que Bruxelles apprécie ou pas ce budget, visiblement cela ne modifiera pas l’attitude de Rome, qui entend bien relancer la machine économique de l’Italie avec ce texte contre l’austérité. Cela pourrait cependant provoquer une procédure pour déficit excessif, avec à la clé des sanctions financières pouvant aller jusqu’à 0,2% du PIB, soit 3,4 milliards d’euros. Cela reste néanmoins hypothétique, à quelques mois de l’élection européenne et la mise en place de la nouvelle Commission.



Tags : italie

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