Journal de l'économie

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Vers une hausse importante des défaillances d'entreprises





Le 8 Juin 2020, par Olivier Sancerre

La sortie de la crise sanitaire du coronavirus va laisser des traces durables dans l'économie. Les défaillances d'entreprises vont ainsi se multiplier d'ici 2021, et la France ne sera pas épargnée.


La France très touchée

Selon les projections de l'assureur-crédit Coface, il faut s'attendre à un tiers de défaillances d'entreprises supplémentaires d'ici 2021 par rapport à 2019. Cette augmentation des faillites ne touchera pas uniformément tous les pays. Parmi les économies avancées les plus frappées, les États-Unis subiront une augmentation de 43% des défaillances, suivis par le Royaume-Uni (+37%) et le Japon (+24%). La France aussi essuiera une hausse importante des faillites d'entreprises : +21% d'ici 2021. L'Allemagne, plus solide que d'autres économies, devra tout de même composer avec une augmentation de 12% des défaillances. Cette progression du nombre de faillites intervient malgré le soutien très important des pouvoirs publics envers les entreprises.

Les économies émergentes ne sont malheureusement pas en reste. D'après le rapport de la Coface, la Turquie subira une hausse des défaillances de 50% en 2021, le Brésil de 44%. Ces pays devront en effet faire face à la chute des recettes issues du tourisme et des transferts d'argent provenant des travailleurs expatriés. De plus, les cours des matières premières en baisse ne permettront pas de compenser ces pertes pour les pays producteurs.

Une crise de la mobilité

Tous les secteurs d'activité ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux qui tournent autour de la mobilité, comme l'automobile et l'aéronautique, vont subir des hausses significatives des défaillances d'entreprises. Selon la Coface, le coronavirus est une « crise de la mobilité » remettant en cause les modes de déplacements « à la fois quotidiens et épisodiques, locaux et à l'étranger ». Les constructeurs automobiles ayant investi dans les technologies de motorisation électrique connaîtront cependant des situations moins difficiles que les autres.

La métallurgie, la distribution et le textile-habillement seront aussi particulièrement impactés par la crise économique. Ce sera moins le cas pour le secteur pharmaceutique, l'agroalimentaire et les technologies de l'information et de la communication (TIC). Avec toutefois un bémol pour ce dernier secteur, qui va devoir s'adapter aux réglementations de protection des données.




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